Un changement de paradigme économique avec la prochaine élection présidentielle ?

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Et si François Hollande faisait effectivement la promotion d’Emmanuel Macron en vue de changer de paradigme économique, avec au fond, l’idée  de ne pas se représenter ?

Très bas dans les sondages, il martèle qu’il ne se représentera que si la courbe du chômage s’inverse.

Bien sûr, il essaye par tout moyen d’obtenir cette inversion : prime de 2 000 € pour toute création de CDI ou de CDD de plus de 6 mois dans les entreprises de moins de 250 salariés jusqu’à 1,3 fois le SMIC, augmentation du nombre de contrats de professionnalisation, 500 000 chômeurs mis en formation, etc…

Mais, si cette inversion ne se produisait pas  ? Si, considérant ce que certains philosophes ou chefs d’entreprise mondialement connus pensent ou annoncent à savoir que l’automatisation et la robotisation vont supprimer massivement des emplois salariés tayloriens, le chômage continuait sa course ?

Rêvons un peu :

Quel pourrait être un plan B pour François Hollande ?

De la démocratie participative

François Hollande a fait plusieurs fois allusion à la nécessité de développer la démocratie participative, idée notamment développée par l’ancien conseiller social de Michel Rocard quand ce dernier était premier ministre.

Michel Hervé, tel est son nom, a lui-même expérimenté une telle idée dans le cadre de son entreprise « Hervé » qu’il a « libérée » et qui fonctionne plutôt bien aujourd’hui avec environ 3000 salariés.

On notera que durant la campagne de l’élection présidentielle de 2007, il avait soufflé cette idée à Ségolène Royal, qui l’avait reprise sans grande conviction…

Mais cette idée pourrait-elle influencer de façon majeure la prochaine élection présidentielle ?

C’est dans ce cadre qu’Emmanuel Macron pourrait jouer un rôle. Ainsi, bien que se déclarant de gauche, il dit ne pas se retrouver dans les idées développées par la gauche actuelle.

Or quelles sont ces idées ?

Le conflit des gauches

Feu Bruno Trentin (2004), ex-secrétaire général de la CGT italienne et ex-député européen, nous explique assez clairement dans son livre la « Cité du travail » les différentes idées et polémiques qui traversent la gauche.

Selon lui, il y a deux gauches irréconciliables. La 1ère, qui, à l’initiative de Lénine et de Gramsci a magnifié le taylorisme comme étant l’approche scientifique de l’organisation du travail, contrairement à l’idée que s’en faisait Karl Marx.

Karl Marx expliquait en effet que « l’organisation de l’industrie ne cesse de changer la division du travail en lançant sans interruption des masses de capitaux et d’ouvriers d’une branche de production vers une autre, ce qui finit par détruire toutes les garanties de vie des travailleurs, toujours menacés de se voir retirer, avec leurs moyens de travail, leurs moyens d’existence ».

La 2ème gauche, certes dans la confusion, n’a cessé de lutter contre l’aliénation du salarié subordonné portée par la division du travail en posant comme nécessaire évolution la nécessité de redonner du sens à son travail, de le responsabiliser et de lui rendre la maîtrise de ses tâches.

Mais, dans ce débat, les idées de la 1ère gauche sont devenues largement majoritaires et avec elles la légitimation de l’échange de toujours plus de protection sociale et d’augmentation salariale contre la liberté du salarié dans le cadre du contrat de travail.

La position des salariés

Les salariés ne se reconnaissent globalement plus parties prenantes dans ce petit jeu. Ils ruent dans les brancards et remettent en cause confusément au fond d’eux-mêmes cette aliénation, à savoir ce lien de subordination qui les prive de penser leur travail et de toute prétention à une réelle reconnaissance et à l’accès à une réelle liberté et dignité.

Cela explique le rejet du personnel politique traditionnel et le penchant vers des extrêmes censés prendre d’autres décisions qui seraient enfin opérationnelles…

C’est pourquoi les programmes que mettent en œuvre la gauche comme la droite républicaines ne leur conviennent plus parce que ne permettant pas de résoudre la montée, qu’ils ressentent fortement, de la paupérisation de tous.

Or, il faut bien un sursaut, un effort conjugué de tous, pour relancer de manière durable la machine économique. Il est nécessaire de remobiliser toutes les énergies autour de nouvelles modalités de production permettant d’offrir une production compétitive adaptée aux besoins locaux dans le cadre de la mondialisation.

Pour cela, il convient non seulement de mobiliser les forces physiques de travail, mais également les intelligences de chacun mises en réseau, bref de passer d’un lien de subordination à un mise en réseau des cerveaux.

Or notre tradition de centralisme jacobin, de tout état, de pouvoir réservé aux titulaires de diplômes de grandes écoles, ou à des représentants élus ou associatifs, empêche cette évolution.

Ça parle

Ainsi, le nombre des déçus du changement toujours promis, mais qui n’arrive jamais, ne cesse d’augmenter, puisqu’au fond ça réclame dans l’inconscient plus de dignité et de capacité à décider et faire et non plus seulement à échanger survie contre obéissance.

Cela nourrit les extrêmes qui remettent en cause, à peu de frais, le système avec le succès que l’on connaît (tous pourris).

Ces évolutions sont particulièrement marquées en France, mais sont à l’œuvre dans tous les pays du monde et aussi dans les pays émergents qui ont adopté l’organisation dite scientifique du travail.

Ainsi, le monde court à sa perte du fait d’une exploitation forcenée et d’un gaspillage des ressources planétaires entraînant une détérioration de l’environnement et une pollution gigantesque, avec un accroissement des inégalités et une paupérisation corollaire engendrée par la mondialisation de la division du travail, que seule une mondialisation des intelligences pourrait contrecarrer…

Il n’y a point de développement durable avec le taylorisme destiné par construction à une production de grandes séries à bas coûts permettant le développement du consumérisme et du tout jetable au mépris de la survie effective des générations futures…

Les corrections que la gauche comme la droite traditionnelles peuvent apporter (toujours plus de protection sociale et/ou plus de réglementation environnementale) ne changeront jamais fondamentalement cette donne. Encore moins les corrections malheureuses, dans lesquelles pourraient nous précipiter les extrêmes.

La seule régulation qui puisse être efficace consisterait à redonner le pouvoir à chaque niveau où les décisions sont prises, en évitant de mettre en position de décider les seuls sachants (élites, corps intermédiaires et politiques).

Cela s’appelle justement introduire une dimension de démocratie participative, dans l’entreprise et dans la société.

Un changement de paradigme économique en marche ?

Or quel est le discours d’Emmanuel Macron ? Que pointe-t-il du doigt ? Que raconte-t-il, qui fait dire pis que pendre aux commentateurs avisés, lesquels ne comprennent pas bien de quoi ça cause ?

Emmanuel Macron indique à qui veut bien l’entendre (justement ceux qui n’entendent plus les politiques traditionnels) « le vrai clivage aujourd’hui, il est entre  les progressistes et les conservateurs, plus qu’entre la gauche et la droite« .

Dans son discours aux 587ièmes fêtes de Jeanne d’Arc, le 8 mai 2016 à Orléans, il explique « Au fond que nous dit l’aventure de Jeanne? Que l’on ne peut rien réussir seul, qu’il ne suffit ni d’être aimé des gens, ni de les aimer, mais qu’il faut leur faire confiance, croire dans les initiatives individuelles, dans le courage, dans le risque pris, dans notre jeunesse, dans chacun d’entre nous« . En invoquant Jeanne d’Arc, il banalise aussi la référence des extrêmes…

Ce discours, au fond, n’est justement rien d’autre qu’une remise en cause fondamentale du taylorisme, d’un appel (encore) caché à plus de démocratie participative, qu’une critique des extrêmes. Bref, il s’adresse à ce qu’attendent sans en avoir une claire conscience la plupart de nos concitoyens.

Ainsi, dans notre rêve, François Hollande, devant la montée inexorable du chômage, construirait un plan B en passant opportunément la main au très « loyal » Macron.

Il barrerait ainsi utilement la route à Manuel Valls, pas très en odeur de sainteté à gauche de la gauche. En effet, ce dernier risquerait de ne pas entraîner suffisamment d’électeurs derrière lui dans son juste combat contre toujours plus d’assistance et de dépenses publiques, et cela malgré sa propension à faire œuvre d’autorité qui le rend en partie populaire, lui qui n’a jamais fait le lien avec le taylorisme triomphant.

Rêvons

Ce nouveau discours prend, aussi, efficacement à revers toutes les propositions de repli sur soi avec un système de commandement/contrôle (autorité) davantage centralisé désignant notamment comme boucs émissaires l’étranger et/ou les puissances d’argent.

Et si le prochain président de la république proposait de redonner, comme le souhaitait Bruno Trentin, à chaque citoyen le droit de rechercher également dans le travail la réalisation de soi constitutif du droit d’obtenir son indépendance en participant aux décisions qui sont prises sur son lieu de travail, y compris le droit d’être informé, consulté et habilité à s’exprimer quant à la formulation des décisions qui concernent son travail ?

A cet égard, Aristote pensait déjà au 4ème siècle avant Jésus Christ, comme le rappellent Dardot et Laval (respectivement philosophe et sociologue) que « l’expertise collective de la masse des incompétents était supérieure à l’expertise des compétents ».

Ainsi, l’exercice effectif de ces droits obligerait à réunifier connaissance et exécution, travail et savoir, travail et activité créative…

Cela serait de nature à lancer une refondation de la démocratie tout court. Le peuple s’apercevrait, selon la double signification du grec ancien Pharmakon (à la fois remède et poison) repris par Derrida et Bernard Stiegler, aussi de la nature de poison mortel contenue dans le contrat de travail subordonné tout comme dans la démocratie limitée à l’exercice du pouvoir par les seuls représentants élus…

Et les entreprises démocratisées redeviendraient hautement compétitives et rentables tout en distribuant un pouvoir d’achat en constante augmentation avec de plus en plus de citoyens en activité dans un environnement préservé !

Tout candidat qui centrerait ainsi son discours a de grandes chances de se retrouver au 2ème tour. Pourquoi pas aussi Alain Juppé, le centralisateur jacobin qui aurait tiré de ses mésaventures « primaturesques »  et judiciaires et en raison de l’expérience due à son âge, le sursaut nécessaire pour redonner véritablement la parole à la France d’en bas ?

Rêvons !

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1 Response

  1. Odinot dit :

    Une utopie réalisable !
    Publié le 11 avril 2016 par Michel Odinot
    Michel Odinot
    04 91 41 51 85 (odinot.michel@neuf.fr )

    Chacun s’accorde à penser que notre société est à bout de souffle, mais personne ne propose réellement de solutions à hauteur des problèmes identifiés. Or, nous avons une obligation de résultat si nous souhaitons voir l’humanité perdurer.

    « Une utopie réalisable » est une simple ébauche de ce qui nous semble pouvoir et devoir être entrepris après inventaire et mise en forme.

    Certaines propositions originales choqueront sans doute le lecteur. Au lieu de réagir négativement, nous souhaitons que celui-ci avance et enrichisse le débat avec ses propres idées.

    Où sommes-nous ?
    Nous évoluons sur une planète privilégiée perdue dans un univers hostile, fait de roches, de gaz de particules, et soumis à des températures extrêmes. Cet univers a-t-il été conçu ou non par un dieu « créateur » ? Personne ne peut apporter à ce sujet de réponse pertinente. Le problème religieux doit donc se cantonner au niveau de la conscience individuelle et non, collective.

    La vie a envahi la terre ; trois règnes s’y côtoient : l’animal, le végétal et le minéral.
    Mais au cours de ces deux derniers siècles, un animal : l’homme, a pris le contrôle de l’ensemble or, visiblement la situation lui échappe et il ne sait comment gérer cette planète dont il s’est arrogé la propriété.

    Nos problèmes :
    Une trop rapide augmentation de la population, multipliée par sept en deux siècles, appelait de profondes transformations sociales, mentales, économiques environnementales et d’infrastructures sans communes mesures avec les moyens disponibles et les politiques suivies durant la même période.

    En même temps que le nombre de bras augmente les besoins en main d’œuvre diminuent, du fait de la mécanisation, de la robotisation et de la course à la productivité.
    Une fraction non négligeable de la population, ne dispose pas de moyens d’existence décents, tandis qu’une infime minorité accumule des richesses de façon démesurée.
    L’homme, excelle dans les sciences et la production, mais il est totalement dépassé aux plans : politique, économique et même philosophique.

    L’environnement se dégrade, les ressources s’épuisent.

    Arrêtons là le constat, et donnons-nous comme objectif d’imaginer un type de société ou l’humanité toute entière trouve sa cohésion et gère « en bon père de famille », l’ensemble de la planète.

    Que souhaitons-t-on nous ?

    Comme nous le constaterons ci-dessous, c’est une utopie techniquement réalisable, mais mentalement impossible, car nous avons des difficultés à abandonner nos repères habituels et à nous projeter dans le moyen ou long terme.

    Quatre questions essentielles pour le devenir de l’humanité:

    -Population : combien d’hommes et avec quel niveau de vie, la planète peut-elle supporter sans mettre en cause les équilibres naturels ?
    -Moyens d’existence : comment permettre à chaque individu de se nourrir, d’être protégé soigné, éduqué tout au long de sa vie ?
    -Sécurité : comment assurer la sécurité collective et individuelle ?
    -Environnement : comment laisser à nos successeurs une planète non épuisée ni dégradée ?

    Que pouvons-nous ?
    Voici les réponses envisageables au plan « technique »:

    Gouvernance mondiale
    Confier à un gouvernement mondial, émanant d’une ONU complètement redéfinie, les grandes orientations qui s’imposent désormais à l’humanité.
    Ce gouvernement disposerait de trois atouts majeurs : d’une banque mondiale, d’une monnaie unique et d’une armée mondiale, constituée de l’ensemble des armées nationales; soustraites à l’autorité des gouvernements nationaux. Il serait le garant des
    – droits de l’humanité (à définir)
    – droits de l’homme
    – et du « droit au travail pour tous ».

    Les notions de pays et de nations ne seraient nullement remises en cause.
    Par contre les régimes seraient obligatoirement des démocraties.
    (Prévoir une organisation mondiale sans dérive possible vers la dictature)

    Population
    Nous savons calculer la population globale admissible en fonction des ressources planétaires et du niveau de vie.
    Par exemple actuellement 1,2 milliard environ, d’habitants peuvent vivre comme un américain moyen, ou 33 milliards comme dans les pays les plus pauvres.
    Nous sommes 7,5 milliards d’hommes sur terre et ce chiffre s’accroît environ d’un milliard tous les douze ans. Une politique contraignante de limitation des naissances permettrait de réguler ce « paramètre » en posant comme donnée fondamentale qu’il est préférable d’éviter une naissance que de tuer un être humain par la sélection naturelle, la misère ou la guerre. Il pourrait même être envisagé de revenir à une population mondiale de l’ordre de 4 milliards dans deux ou trois siècles.
    Limiter les naissances : on sait faire !

    Moyens d’existence

    Je vais essayer de préciser ma pensée de façon caricaturale, car je ne suis pas un spécialiste et le domaine est trop vaste.
    Ce que chacun peut constater c’est qu’une activité permet de dégager de la richesse, mais implique salaires, investissements, frais de fonctionnement dividendes et impôts, au sens large du terme. On se rend compte que nos états modernes sont de plus en plus impliqués en matière de fonction publique, d’infrastructures et de réduction des inégalités.
    Tout le monde réclame de plus en plus de moyens. Or ces moyens proviennent soit de l’impôt soit de la dette.
    Quel que soit le cas de figure, l’écart entre objectifs souhaitables et moyens disponibles ne peut que s’accroître. Celui qui prétendrait le contraire dans le système actuel se trompe ou nous trompe.

    Il faut donc trouver autre chose: sorte de synthèse entre communisme et capitalisme.

    Le développement des techniques et plus particulièrement de la robotisation laisse de plus en plus de monde en dehors du circuit traditionnel du travail. Parallèlement une quantité énorme de taches utiles, ne sont pas accomplies, car elles apparaissent contre-productives.
    Or, dans le droit de l’humanité doit figurer un droit au travail pour tous, permettant d’accomplir ces tâches.
    La solution consiste à concevoir une société à trois vitesses et un financement adapté :

    1/ On garde le schéma actuel du capitalisme, mais on supprime l’impôt, inégalitaire, impopulaire et cher à récupérer. (Voir solution ci-dessous.)

    2/ On réorganise la fonction publique en tenant compte de son financement par la banque mondiale. (Voir solution ci-dessous)

    3/ On crée un circuit social, chargé de procurer impérativement un emploi à tous ceux qui n’ont pu s’intégrer ou se maintenir dans les deux précédents circuits économiques.
    Les tâches susceptibles d’être réalisées dans ce troisième circuit sont innombrables, en voici quelques exemples : surveillance et soins aux personnes âgées, aux enfants, aux infirmes, amélioration du cadre de vie et de l’environnement dans un quartier, une ville, un pays, entretien des forêts, reboisement, formation des adultes, lutte contre la désertification, soutien scolaire etc., etc…….
    Des critères de rentabilité doivent être pris en compte dans ce troisième secteur afin que tout salaire versé corresponde à un travail effectif, utile et de qualité. Les négligences sont sanctionnées par une mise à pied temporaire et sans salaire. Tout travail procurant un pouvoir d’achat, le secteur concurrentiel s’en trouve dynamisé. Concrètement: les salaires sont plus attractifs dans les deux premiers circuits que dans le troisième. Chacun trouve néanmoins, un emploi correspondant à ses mérites et motivations et peut passer d’un secteur à l’autre.

    Financement de la fonction publique et du secteur non concurrentiel
    Dans notre système économique actuel, le financement de ces deux secteurs est assuré par des prélèvements (de plus en plus importants, mais toujours insuffisants), effectués sur le résultat du travail des « actifs ».
    Il faut donc commencer par créer des richesses afin de pouvoir prélever et redistribuer.

    Or le nombre d’actifs tend à diminuer et les besoins augmentent sans cesse, d’où un système obsolète.

    Comment changer notre système économique ?
    Au lieu de créer des richesses pour en redistribuer, il conviendrait d’inverser le processus, en commençant par la distribution.

    Concrètement :
    Chaque état établit un projet de budget couvrant : la fonction publique, le droit au travail pour tous, les investissements, les retraites.
    Ce budget doit être cohérent avec les objectifs poursuivis à l’échelon mondial, il devra tenir compte d’une nécessaire période de transition et d’ajustement. Il sera examiné et approuvé au niveau du gouvernement mondial.
    Chaque état se verra alors attribué un « droit de tirage » sur la banque mondiale, seule habilitée à créer de la monnaie.
    Le budget sera exécuté en toute transparence par chacun des pays avec contrôle à postériori au niveau mondial.
    L’habileté des dirigeants résidera dans la préparation et l’exécution intelligente du budget.
    On pose comme objectif économique mondial, que dans le délai raisonnable d’un siècle, tous les états disposeront s’ils le souhaitent de moyens d’existence équivalents, en s’efforçant de niveler plutôt vers le haut que vers le bas. Le gouvernement mondial a la maîtrise de la monnaie unique. Celle-ci ne peut donc s’apprécier ou, se déprécier par rapport à aucune autre. Il convient seulement de conserver un équilibre entre le montant global de la monnaie émise et le volume total des biens et services proposés. Cela est rendu possible grâce à un circuit court de la monnaie. On ne thésaurise plus, puis que l’on est garanti de percevoir des revenus tout au long de son existence grâce au droit au travail et à la retraite. La discrimination par l’argent disparaît. Seul, le train de vie distingue les plus productifs et les plus créatifs. On peut envisager qu’une grille des rémunérations impose qu’aucun homme ne puisse percevoir un salaire ou revenu supérieur, par exemple, à 50 ou 100 fois le salaire minimum. La motivation reste cependant suffisante pour que le génie humain continue de s’affirmer.

    Le montant des retraites est indexé sur le salaire moyen perçu au cours de la vie active. Les handicapés perçoivent le salaire minimum s’ils ne peuvent travailler.

    Une consommation normale s’effectue tout au long de l’année, consommation à laquelle doit s’adapter et répondre le secteur concurrentiel.

    Il conviendra de prévoir un système de régulation pour « éponger » l’excèdent de monnaie qui aurait pu être émis par rapport aux biens et services disponibles et éviter la reconstitution de très grosses fortunes ainsi qu’une inflation mondiale.
    Ce n’est pas une mince affaire que de tenter de planifier et modéliser tout cela tant aux échelons nationaux qu’au niveau mondial. C’est donc un véritable défi à relever
    Conjointement par les informaticiens, les économistes new-look et les industriels.
    Il semble difficile d’affirmer la possibilité ou l’impossibilité d’entamer une telle démarche au niveau mondial. Par contre la faisabilité pourrait être vérifiée en chargeant l’ONU de cette tâche puis de mettre en place dans un délai raisonnable, un tel système dans une Ile « laboratoire » réputée pauvre, telle que Haïti et la République Dominicaine sa voisine mieux développée.
    Du travail et des moyens d’existence pour tous : on peut faire !

    Sécurité
    -Sécurité collective
    Il faut absolument retirer à tous les chefs d’état le droit et la possibilité de faire la guerre. À cet effet toutes les armées sont placées sous l’autorité du gouvernement mondial. Chaque état fournit et entretient le contingent qui lui est assigné, mais celui-ci est cantonné, 50% sur le territoire national, 50% à l’étranger, afin d’échapper à toute tentative d’utilisation de l’armée nationale par les gouvernements locaux. Chaque état doit donc héberger sur son territoire en contrepartie une quantité équivalente de militaires étrangers.
    L’armée mondiale intervient à l’initiative du gouvernement mondial pour régler toute velléité de conflit.
    -Sécurité individuelle
    Police et gendarmerie disposent également des moyens militaires pour leur action de prévention ou de répression. Les prisons sont réduites n’ayant pas prouvé leur efficacité. Toutefois, la société doit se protéger efficacement contre tous ceux qui l’agressent.
    Les peines prévues par le code pénal doivent être totalement révisées. Diverses approches sont envisageables.
    Assurer la sécurité individuelle et collective : on sait faire !

    Environnement
    Actuellement, la protection de l’environnement grève les prix de production, on fait donc semblant de prendre en compte ce problème, mais en réalité, il est largement marginalisé. Les océans se vident de leur faune, les puits de pétrole s’épuisent, les nappes phréatiques se dessèchent, les forêts disparaissent, la planète se réchauffe etc.

    Le droit au travail et la monnaie unique permettent de traiter cette question au fond, et d’inverser la tendance à la dégradation. De très grands travaux peuvent être entrepris tels que reconstitution des forêts tropicales, arrêt de la désertification, reconquête progressive des déserts, recyclage systématique des matières premières, dépollution des sites, amélioration des paysages urbains, recherche d’énergies nouvelles: fusion nucléaire, batteries non polluantes pour stocker l’électricité des voitures, etc…
    Protéger l’environnement : on sait faire !

    Utopie ou non ?
    A priori, tout ceci procède du rêve et ne peut être suivi d’effet car les mentalités ne sont pas prêtes aux nécessaires adaptations.
    « Pouvoir » n’est pas « vouloir » !
    On ne sait pas :
    -Dégager un consensus
    -Prévoir et organiser à moyen et long terme
    -Changer d’échelles de valeurs
    Avant de renoncer il serait bon, sous l’autorité de l’ONU, que chacune de ces suggestions soit soumise respectivement à des groupes de philosophes, de scientifiques, d’économistes, et de politiques d’horizons différents, en leur demandant :
    -D’en faire une critique comparative et constructive par rapport à la situation actuelle
    -De vérifier leur cohérence et leur faisabilité
    En cas d’adhésion significative à ces principes, il leur appartiendrait également d’échafauder un calendrier sur une quarantaine d’années pour la préparation et la mise en œuvre toujours sous l’égide de l’ONU.
    Mais là encore nous sommes en pleine utopie, car l’ONU ne peut être mandatée que par des gouvernements et aucun gouvernement ne cautionnera, une future amputation de ses prérogatives sur les deux pôles du pouvoir que sont l’armée et la monnaie.
    Si une action doit se dessiner, pacifiquement elle ne peut démarrer que de la base, organisée en associations : locales, nationales, internationales. Il est certain qu’un foisonnement d’idées pourrait en sortir via Internet, prouvant que d’autres choix sont possibles essentiels et urgents.
    Lorsque les médias s’empareront à leur tour du sujet, les responsables politiques aiguillonnés par leur base seront enfin contraints de s’occuper des vrais problèmes de l’humanité.
    Michel Odinot

    PS :Sans interdire les religions, ce qui serait contre-productif, il conviendrait de les contraindre cependant, à se mettre en conformité avec les droits de l’humanité et les droits de l’homme .
    Une émanation de ces différents droits devrait émerger sous forme d’un « catéchisme civique » orienté vers l’homme et l’humanité, et, enseigné de façon analogue dès le plus jeune âge dans le monde entier sur le thème : « tous différents, mais tous les mêmes»

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