La Macronomie, décryptage d’une méthode

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Emmanuel Macron élu, les commentateurs s’affolent. D’où vient cette OVNI ? Jusqu’où va-t-il aller ? Il n’aura pas d’état de grâce. Il n’aura pas de majorité… si les ralliements se multiplient, les ralliés seront bannis… Ni droite, ni gauche, cela est une pure chimère. Etc…

On ne sait pas, on ne sait plus ce qui va se passer. Il n’aura pas de blanc seing… S’il passe par dessus les centrales syndicales et plus généralement par dessus les corps intermédiaires, il aura les pires oppositions, non seulement les anciens partis politiques, mais les administrations, les hiérarchies de toutes sortes à commencer par celles des corps constitués, les permanents des syndicats patronaux, bref tous ceux qui détiennent un parcelle de pouvoir vont monter au créneau, vont mettre des bâtons dans les roues… Puis il y aura les gens dans la rue… Tout sera fait pour qu’il n’y ait pas de réformes structurelles, pas de recomposition politique, pas d’effacement du clivage gauche droite, si pratique pour la pérennisation des sinécures…

Alors quel est le secret d’Emmanuel Macron pour justement éviter tout cela ?

Il n’y en a pas si ce n’est qu’il propose ce que les principaux et traditionnels observateurs et acteurs de la vie économique et sociale refusent de voir, à savoir un changement de paradigme sociétal radical qui tient en deux parties :

  1. une opération « top-down » : il souhaite faire sauter le plus possible de verrous qui empêchent la société et l’économie de fonctionner : paradoxalement il a pour projet d’opérer ce nettoyage par le haut, faire en sorte que les réseaux qui ont le pouvoir aujourd’hui libèrent les énergies dans tous les domaines : les relations du travail, la formation, l’enseignement, la fiscalité, l’administration, la sécurité sociale, le chômage, les retraites, l’écologie, l’Europe
  2. une opération « bottom-up » : il souhaite que chaque citoyen, chaque salarié prennent les décisions qu’ils jugent utiles pour le bien commun, pour la société à chacun des niveaux où ils opèrent en discutant avec leurs pairs, en faisant appel à des éclairages extérieurs si nécessaire, bref en faisant appel à l’intelligence collective, mais en arrêtant d’être soumis à une hiérarchie de commandement qui décide et contrôle tout.

En d’autres termes il souhaite l’avènement d’une démocratie participative à tous les niveaux

Au sein des entreprises, dans les services publics, dans les associations, dans les collectivités territoriales, dans les hôpitaux, dans la Cité avec l’avantage extraordinaire procuré par la libération des énergies et de la créativité de tous, ce qui relancera une forte activité choisie durable et soutenable.

Il s’agit de mettre en réseau les cervelles de chacun dans notre pays et en Europe et non plus seulement les forces physiques de travail sans intelligence partagée sur le terrain. Il s’agit de passer de la manufacture à la cerveaufacture.

Cette démocratie participative serait ainsi la base de la refondation d’un mode de fonctionnement qui, aujourd’hui, est sclérosé par tous les corps intermédiaires, soi-disant représentatifs parce qu’élus, mais qui ne sont plus au service des citoyens mais trop souvent au service de leur propre pouvoir, y compris à leur insu…

Qu’est ce qui nous permet de dire cela ?

Repartons de la Grande Marche (c’est 300 000 portes frappées, 100 000 conversations, 600 coordinateurs, 25 000 questionnaires remplis, 3 mois d’échanges d’environ 14 minutes de conversation en moyenne, mais jusqu’à 2 heures parfois…).

Les français ont dit à l’occasion de ces très nombreux entretiens :

  • ils ont le sentiment d’être devenus inutiles
  • ils ont le sentiment que leurs vies sont empêchées
  • ils ont de plus en plus souvent peur
  • ils sont pour la solidarité et une véritable égalité des chances
  • ils ne se sentent plus représentés
  • ils ne supportent plus l’irresponsabilité
  • ils sont fatigués d’être infantilisés ; ils demandent plus de représentativité, plus de responsabilité, plus d’efficacité, et sont prêts à faire leur part
  • en un mot, ils en ont marre de subir

Voilà le diagnostic posé par les « marcheurs ». C’est sur la base de cette vaste consultation que le nouveau Président de la République a fondé sa campagne et ainsi radicalement renouvelé le champ traditionnel politique…

Voilà comment Emmanuel Macron en parlait lors de son discours au Mans du 11 octobre 2016 :

« … ce que je veux que nous fassions ensemble, ce que nous avons construit ensemble sur la base de ce diagnostic, c’est véritablement de repartir de la vie de nos concitoyens, de leur expérience, pour pouvoir construire. Et repartir de la vie de chacune et chacun d’entre nous, c’est en quelque sorte cette hygiène démocratique à laquelle nous nous sommes livrés, que vous avez permise, et qui est absolument nécessaire.

Parce que, au fond, ce qui doit être le cœur de notre engagement commun, c’est la vie jour après jour, la vie quotidienne, celle qui devrait justement être la pierre angulaire de toute action publique. … »

En fin de compte, ce qui a séduit les marcheurs et qui séduit la majorité des électeurs (même de façon non exprimée verbalement), c’est cette idée de redonner la parole et le pouvoir à la vie quotidienne et à ceux qui la vivent.

A la suite de l’élection présidentielle conduite selon ces orientations se présentent les élections législatives qui seront conduites dans la même veine

1.    en nommant au moins la moitié des candidats aux législatives qui viennent de la société civile, qui ne veulent pas faire carrière, qui veulent accompagner ce changement radical de paradigme et cette recomposition politique en étant à l’écoute des gens de la base, loin de toute idéologie…

2.    en nommant un gouvernement avec des ministres de droite, de gauche et de la société civile en les faisant travailler pour prendre ensemble des décisions de bon sens, loin des idéologies des uns et des autres,

3.    en repartant inlassablement des vues exprimées par les citoyens ou les acteurs économiques de base (salariés et autres travailleurs indépendants, etc…) et en leur faisant confiance…

Les positions traditionnelles de la gauche et de la droite

A gauche, selon feu Bruno Trentin, ex secrétaire général de la CGT italienne, devenu député européen, et auteur du livre « La Cité du travail » il y a deux gauches : la première gauche, celle qui a suivi Lénine puis Gramsci, celle qui a gagné contre la deuxième gauche.

Lénine voyait dans l’organisation scientifique du travail (la division des tâches avec une hiérarchie de commandement et de contrôle basée sur un lien de subordination des salariés en échange d’une protection sociale) un immense progrès de la science et pensait que la révolution bolchévique aurait atteint son but le jour où la société tout entière ne serait plus qu’un seul bureau, un seul atelier.

Pourtant, même Marx avait mis en garde contre cette façon de voir les choses en insistant sur l’instabilité inhérente aux formes d’organisation (scientifique) de l’industrie qui viennent bouleverser avec la base technique de la production, les fonctions des travailleurs et les combinaisons sociales du travail :

· en ne cessant de révolutionner la division établie du travail,

· en lançant sans interruption des masses de capitaux et d’ouvriers d’une branche de production vers une autre,

· et en privant, de ce fait les travailleurs de toutes leurs garanties de vie au travail, en les menaçant de leur retirer, avec leur moyen de travail, leurs moyens d’existence.

La deuxième gauche, elle au contraire défend la qualité de vie au travail, la nécessité de faire participer les travailleurs à la définition de leur environnement et à la coconstruction de leurs règles de vie. Ce faisant elle remet indirectement en cause la lutte des classes. Mais elle a perdu son combat.

De son côté la droite dure est proche de la première gauche en cela qu’elle défend l’autorité, la hiérarchie de commandement contrôle, et une approche de haut en bas de la société avec une gestion par les élites et par les représentants élus, mais avec une aversion s’agissant de l’idée de faire confiance aux acteurs de base de la société civile.

Une recomposition politique dorénavant possible

Toutefois, des deux côtés de l’échiquier politique, plus particulièrement entre la deuxième gauche et la droite progressiste qui ne croit pas en la lutte des classes, il existe une possibilité de réaliser des choses ensemble (ce qu’a compris et qu’appelle justement de ses vœux Emmanuel Macron).

Ainsi une frange croissante parmi les élites défend l’idée d’une approche responsable, en faisant confiance aux compétences des uns et des autres avec des solutions de bon sens améliorant la qualité de vie de nos concitoyens, en pensant que c’est la seule façon de relancer l’économie, de mobiliser les énergies, de faire à nouveau basculer les citoyens dans l’optimisme et l’envie d’entreprendre…

Nous voilà donc au cœur de ce qui suscite le rassemblement initié par Emmanuel Macron et que presque tous les corps intermédiaires, de très nombreux journalistes et politiciens et beaucoup de sachants traditionnels ne comprennent pas toujours très bien : le désir massif du peuple de pouvoir s’exprimer directement et collectivement et le rejet des politiciens traditionnels.

Aristote indiquait dès le 4ème siècle avant JC que « l’expertise collective de la masse des incompétents est supérieure à celle des compétents ».

James Surowiecki dans son livre « la sagesse des foules » publié en 2004 montre également à quelles conditions l’intelligence des foules peut être plus pertinente et conduire à une prise de décision plus optimale que celle des experts ou celle d’une autorité supérieure grâce à la diversité des personnes et des idées, à l’indépendance des avis divers exprimés sans influence et à l’agrégation des différents jugements.

Ses hypothèses reposent sur des constatations et travaux de statisticiens et mathématiciens comme Francis Galton, Condorcet ou plus récemment Gilles Debreu et de bien d’autres… Les GAFA comme Google ou Amazon s’en servent notamment pour leurs algorithmes censés refléter l’opinion collective sur telle page du net, tel produit, tel marché avec le succès qu’on leur connaît.

Alors, sur ces bases, essayons d’imaginer la façon dont Emmanuel Macron compte réussir son pari

A- Première étape, la recherche d’une majorité aux prochaines législatives

Quelques chiffres pour essayer de se repérer : au premier tour des législatives de 2012, il y a eu  56,32 % de suffrages exprimés. Les sondages globaux donnent au moment où ces lignes sont écrites, environ 30 % des intentions de votes pour les candidats de La République En Marche (LREM), environ 20 % pour Les Républicains et 20% pour le Front National, puis entre 13 et 15 % pour la France Insoumise, environ 10 % pour le Parti Socialiste, moins de 2 % pour le Parti Communiste et des poussières pour les autres.

On rappellera par ailleurs les règles électorales pour les législatives :

1.    au premier tour, pour être élu, il faut disposer de la majorité absolu des voix, sachant qu’il faut aussi que le nombre de voix obtenu représente au moins 25 % des électeurs inscrits

2.    au deuxième tour, ne peuvent se présenter que les candidats qui ont eu un nombre de voix égal à 12,5 % des électeurs inscrits. Est élu celui qui a obtenu la majorité relative

Dans ces conditions et en raisonnant globalement (ce qui est naturellement faux, puisque chaque circonscription présente un cas particulier, mais cela permet de se faire néanmoins une première idée), si on combine les votants du premier tour de 2012 avec les intentions de vote, seul LREM atteint les 12,5 % des électeurs inscrits pour être qualifié au 2ème tour :

LREM : 0,5632 x 0,30 = 16,9 %

LR : 0,5632 x 0,20 = 11,3 %

FN : 0,5632 x 0,20 = 11,3 %

FI : 0,5632 X 0,15 = 8,4 %

PS : 0,5632 x 0,10 = 5,6 %

PC : 0,5632 x 0,02 = 1,1 %

Ce qui n’est pas vrai dans chaque circonscription, mais sans aller dans le détail de chacune d’entre elles, ce que font les stratèges de chaque parti, on voit que dans la majorité des cas il n’y aura que des duels au second tour, rarement des triangulaires.

Dans ces conditions, si le candidat LREM est opposé à un FN, il aura dans une majorité de cas beaucoup de chances de l’emporter, s’il est opposé à un LR, les sondages montrent que la somme des intentions pour LREM, pour le PS et les 2/3 de FI vont lui assurer également une victoire dans la majorité des cas. Pour le reste il n’y a même pas photo…

Donc LREM devrait sinon avoir une majorité absolue, au minimum une majorité relative…

B- Ce premier obstacle étant franchi, un lancement rapide des réformes est essentiel

Là aussi de façon « top down » pour contrer les oppositions des corps intermédiaires : ordonnances, et 49-3 si nécessaire, étant entendu que rien ne sera fait allant à l’encontre de ce que souhaite les citoyens qui l’ont élu, ces derniers ayant été écoutés dans un premier temps, façon algorithme GAFA, dans le cadre de la Grande Marche, puis dans un deuxième temps via le développement d’une véritable démocratie participative comme on l’a vu ci-dessus.

Premier chapitre, la réforme du code du travail

En vue de libérer le travail et l’esprit d’entreprise, les syndicats seront préalablement reçus pour respecter la loi Larcher, mais vu leur probable opposition, le gouvernement passera par la technique des ordonnances autorisées par une loi d’habilitation et ratifiées ensuite par le Parlement, si besoin est via le 49-3 en cas de majorité relative.

Sans aller dans le détail, mais en restant au niveau des principes, il s’agit de :

1.    Lancer les bases d’une démocratie participative en refondant le droit d’expression directe et collective des salariés qui devrait dorénavant précéder toute négociation collective dans l’entreprise, voire dans les branches et au niveau national interprofessionnel en abordant tous les aspects du travail, y compris ses contreparties

2.    Remettre en vigueur le quorum au premier tour des élections des Institutions Représentatives du Personnel en abolissant ce déni de démocratie qui veut que la représentativité des syndicats se mesure au premier tour « quel que soit le nombre des votants » selon la loi de 2008, point repris dans la loi Travail

3.    Donner la possibilité de négocier avec les élus du deuxième tour, en validant les accords signés par référendum des salariés, à la demande de l’un des signataires (et non pas seulement des syndicats)

4.    Désocialiser et, si possible, défiscaliser les heures supplémentaires (façon de redonner du pouvoir d’achat et de créer de l’activité, l’accroissement de l’activité engendrée par une telle mesure étant elle-même créatrice d’activité par l’effet multiplicateur)

5.    Refonder le système de travail à temps partagé en permettant d’une part une construction, progressive dans le temps, d’emplois à temps partagé en faisant, d’une part, sauter le verrou des 24 heures minimum de temps partiel, le tout par accord d’entreprise ou, à défaut par accord de branche ou à défaut à titre supplétif, d’autre part, en donnant aux entreprises créant des emplois à temps partagé la possibilité d’appliquer une seule convention collective par salarié concerné, ou encore et à titre supplétif, des dispositions d’ordre public minimum posées par la loi. Ces dispositions devraient permettre de fournir une activité à des centaines de milliers de personnes

6.    S’assurer que le contrat, notamment collectif, comme le prévoit le code civil, puisse se substituer à la loi et à la jurisprudence dans tous les domaines, permettant ainsi notamment aux différentes parties au sein d’une entreprise (actionnaires, salariés et investisseurs) de refonder ensemble par exemple le droit de la propriété intellectuelle actuellement totalement inadapté à l’innovation et à la recherche & développement

7.    De revoir les statuts de SAS pour remobiliser les salariés en tant qu’ « intrapreneurs » en associant progressivement créateurs d’entreprise, salariés et investisseurs dans un pacte d’associés avec un autre ajustement que celui sur l’emploi en cas de retournement de conjoncture. Cet ajustement pourrait par exemple être envisagé sur les revenus en prévoyant néanmoins un minimum vital d’ordre public, de façon à créer des intrapreneurs responsables au sein des entreprises comme certains statuts de l’économie sociale et solidaire le permettent déjà

8.    Refonder le statut des salariés et celui des travailleurs indépendants en un statut des personnes en activité avec notamment l’introduction d’une dose variable de risque au niveau de chaque travailleur qui le souhaite et une espérance corollaire d’un gain bien supérieur à ce qui se pratique aujourd’hui dans le système hiérarchique de commandement et de contrôle

9.    Faciliter les emplois à domicile par les particuliers en allégeant les charges corrélatives des particuliers

10. Refonder le métier et la formation des avocats en vue de mettre le droit au service de l’activité par la technique du contrat : tous les domaines du droit doivent pouvoir être adaptés au sein des entreprises pour satisfaire leurs exigences et leurs besoins de gestion ainsi que toutes les organisations publiques

11. D’une manière générale, par le biais d’un droit d’expression directe, collective et généralisée, mettre au menu des réformes structurelles de la société et de l’économie à partir des avis et perceptions des travailleurs et des citoyens en échappant aux effets pervers d’une démocratie purement élective et représentative (passer vers une démocratie participative)

Deuxième chapitre : une révision drastique de la formation professionnelle et continue et de l’enseignement initial

L’idée générale étant, outre des mesures d’urgence et de bon sens pour faire sauter des verrous uniquement justifiés par le pouvoir de représentants ayant oublié le développement du bien commun et de l’intérêt général, de se mettre à l’écoute des personnes concernées (salariés et autres) par le biais du droit d’expression directe et collective des salariés et des citoyens et ainsi :

  1. Définir les besoins réellement attendus et jugés utiles et efficaces par la majorité sur le terrain ainsi que la façon d’y répondre
  2. Refonder selon ces axes la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC)
  3. Cartographier l’ensemble des formations au sein des entreprises comme l’ont fait un certain nombre de grandes entreprises pour rendre le salarié proactif dans ses parcours et ses choix de formation professionnelle continue et non plus en le maintenant dans une position passive à la merci de sa hiérarchie
  4. Réformer la formation des élites avec notamment une réforme des grandes écoles et de l’accès à vie aux postes de responsabilité via les grands corps de l’Etat en introduisant là également un risque et une concurrence avec tous les acteurs de la société
  5. Former beaucoup plus massivement par la voie de l’apprentissage
  6. Revoir les canaux de la formation continue avec les intéressés (notamment par une évaluation de l’efficacité et de l’utilité de chaque formation) pour la rendre beaucoup plus opérationnelle et efficace
  7. Rendre les enseignants autonomes, responsables et leur faire confiance pour apprendre les rudiments de calcul et de lecture dans chaque école et chaque quartier selon les voies les plus adaptées sur le terrain
  8. Etc…

Troisième chapitre : la relance de l’Europe

Comme l’a fait Emmanuel Macron avec la Grande Marche en France, il est l’heure maintenant de procéder de même avec les européens. Ils peuvent en effet participer à un diagnostic préalable nécessaire à l’élaboration de nouveaux projets européens (en s’extrayant des contradictions des dirigeants et en se manifestant pour de réels projets communautaires) ?

On peut imaginer un accord au niveau des exécutifs européens (« le conseil européen ») pour lancer dans les 27 pays européens (depuis le Brexit) auprès des citoyens de chaque pays une vaste concertation façon la Grande Marche (voir ci-dessus) qui permettrait de dessiner les nouveaux chantiers européens que les européens de base souhaitent voir développer et ainsi remobiliser les opinions publiques dans la poursuite de la construction européenne via notamment une révision des traités ainsi que de nouvelles dispositions

Les prochains chapitres à développer

La transition écologique, les retraites, l’assurance chômage, les mesures pour développer les entreprises (à cet égard, le mouvement au sens sociologique du terme des entreprises libérées est un puissant facteur d’innovation), les initiatives, les auto-entrepreneurs, l’innovation, le droit à l’erreur pour les différents acteurs économiques, la diminution des impôts sur les ménages et sur les entreprises, la baisse des cotisations sociales, le système fiscal à harmoniser au niveau européen, l’enseignement, le vote blanc, la moralisation de la vie publique, la justice, la sécurité, la police, la défense, le renouvellement des règles pour lutter contre la sclérose de la représentation politique (moins de parlementaires, moins de cumul, etc…), la baisse de la dette publique, la lutte contre le déficit public, l’amélioration de la qualité de service, du fonctionnement et de la compétitivité des services publics y compris par une révision drastique de la carrière des fonctionnaires et une révision de leur statut, une amélioration du système de sécurité sociale, notamment par une baisse des coûts de fonctionnement et une réflexion sur les actions à conduire pour faire baisser les coûts de santé, etc…

D’une façon générale, dans tous ces domaines comme dans tous les autres, les idées générales sont d’être à l’écoute du terrain (bottom up) et de faire parallèlement sauter les verrous qui empêchent les gens concernés de s’exprimer directement et collectivement (top down).

Déjà un certain nombre de verrous et de propositions ont émergé du diagnostic de la Grande Marche. Ce diagnostic « bottom up » doit être poursuivi et amplifié autant que possible, sachant que certains verrous ne peuvent sauter que du « fait du prince » c’est-à-dire « top down ».

C’est le seul moyen de sortir la France de l’ornière dans laquelle elle est tombée, tout comme, d’ailleurs, le projet européen…

Voilà, décryptés, les moyens choisis par le nouveau Président Macron (que nous avons baptisé la Macronomie) et surtout voulus et appuyés par une majorité des électeurs et peut-être bientôt la majorité des européens, même si la perception qu’ils en ont est peut-être encore un peu floue…

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